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TANGER

VILLE DE TETOUAN 

DEBDOU

ROUTE OUED LAOU

MAROC


انا لله وانا اليه راجعون
         { يا ايتها النفس المطمئنه ارجعي الى ربك راضية مرضيه فادخلي في عبادي
وادخلي جنتي} 
     

 

 
 مـروان،ادعــوا له بالـرحمةمروان الله يرحموا
 
 

 


 
 

 

 

 

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Samedi 20 octobre 2007

Siéges de jardin

Banc_vert_green_chair (Photo LOF - banc dans le jardin bleu)

Pechère dit que le Ryoan-ji n’est pas qu’un jardin de pierre, mais aussi peuplé de lichens et de mousses sur fond d’arbres derrière le mur.
Ce qui est remarquable dans ce jardin est les sièges de bois qui en font partie intégrante.
Le Ryoan-ji, comme de nombreux jardins du bouddhisme zen, est un jardin à s’asseoir.
Le siège est un objet structurant dans le jardin au même titre la porte, l’allée, davantage que les plantes ou l’eau.
Porte, circulations, sièges.. : sujet verbe objet dans un jardin.
Les circulations, les portes, les sièges doivent s’équilibrer, beaucoup de l'un impose de baisser les autres.
Le siège du labyrinthe - qui n’est que circulation - doit se trouver en dehors, surélevé, mais il faut un siège.
Tout le monde comprend à quoi sert le siège qui prend dans le cas d’un jardin de pierre à petite porte et où la circulation est réduite à rien, une proportion considérable.
Il est le point vers lequel on va spontanément.
Il faut se méfier quand on met un banc que le moyen de s’y rendre soit évident, sinon tout le monde ira droit vers lui à travers pelouses et plantations.
Prenez un paysage, mettez-y un banc.
Vous en changez la nature.
Idem pour un balcon.

Banco_do_campo_banc_de_campagne_cou (Photo LOF - le banc d'Ann dans la campagne, l'été)

Un bon siège est confortable, on doit pouvoir y rester à l’ombre, au Ryoan-ji ils sont à l’abri.
Nous posons les sièges sur un sol stable dallé de pierre, car le pied doit y trouver un repos douillet et propre.
Il est d’usage de faire l’assise à 43 cm (43 au milieu du banc s’il est en pente), il faut regarder cette hauteur comme un minimum, 45 est une bonne moyenne.
Ann met des bancs de bois, car le bois n’est jamais ni froid ni brûlant aux fesses.
Les planches de l’assise ont des jours pour que la pluie n’y séjourne pas.

Siege_jardin_garden_chair (Photo LOF - sieges de jardin face à face portugais, en azuléjos. LOF)

Les portugais parsèment leurs jardins de sièges en face à face, dans des creux de murs en azulejos.
Des sièges pour parler à deux.
Inutile de dire qu’il s’agit là d’une merveilleuse idée, car le jardin c’est comme les autres plaisirs : c'est encore mieux quand on en parle.
Et ici, avec le bon soleil du sud et les parfums du jardin on en parle longtemps.

Banc_de_piscine_pool_chair (Photo LOF - banc en bois à la piscine)

Labyrinthe (1)

Thomas_hyll (Photo université de Glasgow - Thomas Hill auteur de «The Gardeners Labyrinth » exemple d'arrosage... Londres 1594)

Thomas Hill appartient a un siècle de jardins architecturaux (le XVIe).
Il dit que "les labyrinthes et les parterres de broderies bien conçus mettent réellement en valeur le jardin".
Il conseille d’en mettre au moins un au jardin, sinon deux (qu’il fait de lavande, ou autres aromatiques basses).

Le labyrinthe pose divers types de problèmes au jardinier à cause de la dimension symbolique, à cause de sa dimension ludique, de ce qu’il évoque de religieux, d’épreuve, d’initiation, de monde clos, et last but not… de son entretien.
Une typologie efficiente des labyrinthes de jardin reste à écrire.
Le mode de classement facile est le nombre de choix dans le parcours : il existe deux catégories les labyrinthes (type A) à 0 choix de parcours - unicursal - et (type B) à choix de 1 à l’infini
On considère comme des paramètres annexes
- la hauteur des séparations qui va de fleurs ou pierres à la grande séparation plus haute que le regard, l’opacité de ces séparations, la nature infranchissable de la séparation (les murs), la possibilité de séparations mobiles ou modifiables (en bois par exemple) - il faut noter que dans le cas des labyrinthes en gazon, on marche sur le gazon... en principe - etc..
- le style : style géométrique orthogonal, style curviligne, style forestier (labyrinthe dessiné entre les arbres d’une forêt avec des rubans) etc …

Thomas_hill(Photo art.com - Thomas Hill est un grand précurseur des livres de jardinage, et du plaisir d'être au jardin)

Le type A (zéro choix)
Le labyrinthe sans choix étant défini comme une ligne d’un point à un autre, on introduit 2 variables :
- 3 possibilités de sens de circulation (largeur de l’allée) : avec
circulation à sens unique (type Au),
circulation dans les deux sens (type Aa),
et le parcours mixte (type Am)
- l’existence de point(s) remarquable(s) autre(s) que le départ et la fin, c’est à dire d’un ou de plusieurs buts, événements ou objets (type A - 1 à A -n) situés sur le parcours (A- - l) où à la fin du trajet (A- - w) avec le cas particulier du A- - wO, ou labyrinthe à point remarquable final au centre de la figure qui le contient.

Irrgarten (Photo LOF - Jürgen Hohmuth "Labyrinthe und Irrgärten" Geo Saison).

Pour illustrer cette typologie, on peut citer quelques labyrinthes usuels :

Les Aa1w (un chemin à sens unique avec un point remarquable situé à la fin).
Ce type est un indémodable qui se fait depuis au moins 6 millénaires.
Les jardiniers aiment bien ce labyrinthe où personne ne se perd, surtout dans sa version à séparations basses (pierres, aromatiques vivaces) avec virages courbés qui évite le casse-tête de tenir propre les angles droits.
Il s’agit nécessairement d’un labyrinthe à deux sens puisqu’on revient par le même chemin que l’aller.
C’est pourquoi il supporte facilement des séparations hautes.

Thse (Photo pot-pourri - D'après cette mosaïque romaine le labyrinthe de Minos aurait été un Aa1O (mono chemin utilisé dans les deux sens avec un point remarquable situé au centre "O"), il  s'agit d'un contresens, puisque si tel avait été la cas, Thésée n'aurait pas en besoin d'un fil pour en sortir, le labyrinthe du Minotaure était un type B : choix multiples, les seuls où on peut se perdre).

La symbolique du Aa1w(et plus généralement des Au) relève d'une vision du monde étrangère au jardinier - épicurien au sens strict - celles de gens qui pensent que la vie à un sens, qu’il y a une vérité, un bon chemin, etc. Ils sont fréquents dans les sites religieux, initiatiques, dans les administrations et dans les aéroports (au check in), mais peuvent aussi avoir une symbolique amoureuse ou être conçus autour d’un végétal ou d’un objet qui constitue un but de promenade exceptionnel.

Menhirs_2 (Photo LOF - A LOF le labyrinthe se construit avec comme point remarquable visible de loin (donc avec séparations basses) un reste de monument mégalithique, presque au fond d’une petite vallée. Les mégalithes communiquent une impression d’incompréhensible)

Les labyrinthes centrés avec un seul point remarquable sont les plus fréquents.
Les Aa1wO (un chemin à sens unique avec un point remarquable situé au centre) ne doivent pas être confondus avec les Au1lO appelés aussi « processionnaires » par Adrian Fischer et Georg Gerster dans « The art of the Maze ».
Ce sont des labyrinthes avec point remarquable au centre dotés d’un chemin de sortie, le point remarquable est donc entre l’entrée et la sortie et non à l’extrémité.
Ces auteurs recommandent le Au1lO pour les labyrinthes très fréquentés comme les labyrinthes publics ou sacrés (circum-déambulation), car la partie du chemin entre le centre et la sortie peut être configurée pour vider rapidement le labyrinthe.
Tout labyrinthe centré demandent un propriétaire centré dans sa tête (moniste, unitaire, qui a raison etc.) ce qui n’est pas le cas de LOF.

Megalithe (Photo LOF - Pose d'un mégalithe).

Bassin sans rebord (couleur d’un)

Bassin_1 (Photo LOF - Quand un bassin est sombre, il devient un miroir et si cette eau ondule, les reflets mouvants sont beaux sur un mur blanc)

Concernant les bassins on se souvient des règles de base :
1 - Plus le fond du bassin est sombre plus le bassin se transforme en miroir - (Wasserspiegel), à l’inverse plus il est clair plus l’eau est mise en évidence (Plus une piscine est sombre moins on a envie de se baigner).
Les andalous sont les derniers à transmettre le savoir-faire traditionnel des jardins méditerranéens où l’eau tient une place aussi importante que la pelouse dans un jardin anglais.
Il existe chez eux tout un savoir-faire du traitement de l’eau comme miroir, notamment placer le bassin qu’on anime de douces ondulations de sorte qu’en hivers, au soleil bas, la lumière animée de reflète soit dans la maison soit sur un mur blanc.
2 - Plus le fonds du bassin est sombre plus il paraît profond / plus il est clair plus il paraît plat.

Miroir_deau_lof (Photo LOF - Le miroir d'eau du grand tanque de LOF : le tanque est noir, l'effet miroir est magnifique quand le ciel est très bleu. On imagine l'eau profonde... Il n'y a qu'un mêtre d'eau)

Pourquoi voit-on des bassins à décors géométriques contrastés et/ou polychromes ?
Parce qu’il répondent à la problématique spécifique des bassins sans margelle, des bassins sans rebords (un rebord peut être végétal comme la haie de myrtes de l’Alhambra).

3 - Règle universelle des bassins de patio, et plus généralement les bassins sans rebord : ils doivent être visibles.
C’est pourquoi dans les cours carrelées de damiers les bassins sont de couleur unie, ou inversent. Le clair, le blanc sert à attirer l’attention.
3.1 - Si le bassin occupe une place restreinte par rapport à la circulation, il est blanc, et la circulation décorée (Riad Moqri à Fès)
3.2 - Si le bassin occupe une surface au moins égale à celle de la circulation, alors il devient plus sombre et carrelé et la circulation plus claire et moins animée (medersa ben Youssef / impluvium de la maison du Faune)
3.3 - Si la circulation est petite autour d’un bassin de grande taille, alors le Bassin est carrelé hardiment, y compris de grands damiers qui l’opposent à une circulation blanche.
Autrement dit, la priorité est à la visibilité (ce qui n'a rien de stupide).

Bassin_andalou (Photo LOF - le bassin du jardin blanc de LOF rélève du cas 3.2)

Dans le jardin blanc de LOF le bassin est sans rebord :
- il occupe une surface suffisante pour qu’on laisse la circulation unie et claire,
- il n’est pas assez grand par rapport à elle pour supporter un décor géométrique de grand module.
Donc il sera à fond d'azulejos vert magnolia grandiflora, avec des cabochons blancs.
En hommage au remarquable sens décoratif du jardinier du Riyâd Dar Si Saïd (Marrakech), chaque cabochon carré est marqué en son centre d’un point vert.

Cabochons (Photo LOF - cabochons blancs avec un rond vert au centre, un clin d'oeil aux fleurs du jardin blanc)

Les parois verticales restent blanches pour marquer la profondeur.
Et ça marche très bien.

Jardin_blanc Bassin_du_jardin_blanc

Blanc (Photo LOF : Le blanc, c'est d'abord le vert)

Cette note aurait pu figurer dans « jardiner dans un fauteuil ». En effet, le jardin blanc est un jardin non aléatoire facile à réussir sous réserve d’obtenir des fleurs d’un vrai blanc (ça ne manque pas) et de maintenir une floraison permanente.
Brigitte de Carrière qui entretient à Larra des kilomètres de buis répète qu’un jardin blanc est d’abord un jardin vert.
Parti sur cette certitude confirmée par la persistance de nombreux jardin blancs plantés au XXeme siécle, on pouvait imaginer le jardin blanc comme un jardin simple : blanc et vert le tour est joué.

Fleurs_blanches (Photo LOF : un jardin facile, un jardin blanc... pas si simple)

Le jardinier de la Plaine du Moulin écrit « Avec le blanc, la faute de goût n'existe pas. Promenez vous un soir d'été dans un jardin blanc : c'est l'illumination assurée… impression incomparable d'espace, mise en valeur des feuillages, symbolisme de la couleur blanche…»

Visiter le jardin d’Henri Le Sidaner à Gerbevoy – qui ne fut pas exclusivement blanc mais une suite de jardins monochromes – permet de comprendre le lien entre le jardin blanc et la lumière.
Ce jardin a été conçu pour servir de modèle aux toiles de ce remarquable chercheur de lumières rares et présentes.

Dimanche_le_sidaner (Henri Le Sidaner "Dimanche" - blancheur = lumière palpable)

Le blanc aime la fragilité d’une lumière incertaine.

Comme les bijoux blancs ou des intérieurs blancs des années 30, le jardin blanc est une réaction minimalisante aux exubérances colorées des impressionistes et du début XXème (non seulement monochromes il peuvent être monofleuris comme Hidcote Manor Garden et ses phloxs blancs).
Mais c’est positivement un univers durable qui a été inventé avec les jardins blancs, réservé à des émotions et à des pensées délicates et mouvantes.

Sissinghurts (Sissinghurst : le jardin blanc de Vita Sackville-West)
Création de Vita Sackville-West et Harold Nicolson (son mari), Sissinghurst Castle est un beau jardin blanc à voir.
La célèbre jardinière-journaliste (1892-1962) avait une connaissance architecturale et spontanée du jardinage et un oeil qui voit.
Kirk Johnson a rédigé une belle étude sur le jardin blanc de Sissinghurt qu’il met en rapport avec Mehtab Bagh, à côté du Taj Mahal.
Ces jardins indiens furent pensés et réalisés pour l’amour d’une femme, « Lumière de la demeure » en vue d'être habités à la lumière de la lune - lumière on ne peut plus blanche.
Kirk Johnson note que le mari de Vita était l’ami de l’architecte Edwin Lutyens, qui travailla en Inde pour la Nouvelle Dehli.

Eschscholtzias_blancs (Photo LOF : Eschscholtzias blancs)

La connivence du jardin blanc et d’une lumière rare implique un jardin structuré de taille réduite (comme Tintinhull qu'aimait Vita, créé par Phyllis Reiss entre 1933 et 1953) ou une salle d’un jardin-demeure sur le mode du jardin mauresque héritier du jardin persan - Harold a vécu à Téhéran).

Lof_jardin_blanc (Phoro LOF : Jardin blanc de LOF 06 2005, le matin à l'aube, début de croissance des plantes)

Les jardins de LOF sont au sud du Portugal, dans un pays de climat favorable où par tradition on accorde de l'importance aux parfums des fleurs.
Les parfumées qui poussent ici sont souvent des subtropicales aux parfums intenses (agrumes, tubéreuses, jasmin, tabac, lys du Maroc, Dame blanche etc) qui se libèrent le soir et au début de la nuit (fécondation par chauves-souris ou insectes crépusculaires).
Ces fleurs sont majoritairement blanches.
En somme, les jardins blancs sont des petits jardins (vraissemblablement d'origine Perse) pensés pour mettre en valeur des instants rares (brumes, soirées chaudes, nuits de lune...) où une lumière diffuse et blanche rend l'espace présent (les parfums nocturnes contribuent à emplir l'espace). Ils ne sont pas fait pour marcher, pour le spectacle ou pour la mise en scène. Il sont fait pour être habités en ces moments précieux.

Tabac (Photo LOF, Tabac blanc, un parfum du soir fort, bon)

Voilà pourquoi le jardin sud a en son centre un jardin blanc, pensé pour être habité les nuits de lune en été et en automne, avec un bassin arabe, une géométrie insistante, des accessoires verts, des arbres silencieux au vent (dracos).
Et ça marche, s’y asseoir sous la lune est un bonheur rare.

Lof_jardin_laube (Photo LOF - Le bassin du jardin blanc de LOF à l'aube)

Il reste le débat sur le vert. Les britanniques, les picards aiment les feuillages gris vert.
Suivant le principe « la nuit tous les verts sont gris » et sachant que le jardin blanc doit aussi s’adapter à la lumière plombante, le jardin du sud de LOF adopte un décors de vrais verts qui forcent les blancs sous le soleil.
Ils ne manquent pas d’exotisme sous ces latitudes.

Arum (Photo LOF - Une verte et blanche spontanée, l'arum blanc)

The_oaks_2_ (Maxfield Parrish - the Oaks)
D’une façon générale il est difficile de projeter son imagination dans le futur, c’est pourquoi il faut dessiner, simuler le jardin avec des maquettes.
La difficulté d’imaginer le volume d’un arbre adulte entraîne des fautes de proportions pour celui qui ne respecte pas cette régle. Le principe est simple « plus l’arbre est grand, plus ce qui est autour paraîtra petit et plus il paraîtra proche».
Or comme dit Dezallier (voir suite de la note) le travail du jardinier est de "toujours faire paraitre le jardin plus grand qu’il ne l’est». Il faut donc se méfier des grands arbres.
C’est pourquoi, devant sacrifier à cet élément de vocabulaire du jardin luso-méridional qu’est l’alignement de palmiers, nous ne choisissons pas de planter derrière la pergola - comme tout le monde - Phoenix canariensis qui dépasse 20 m. (soit le double de la maison) mais Brahea armata qui ne dépasse pas 12 m. et dont les hampes fruitières sont de la couleur ocre de LOF.
Clemow_grand_arbre (Photo LOF Ottawa, Clemow : grand arbre, la maison parait petite)
Clemow_petit_arbre (Photo LOF Ottawa, Clemow : petits arbres, une maison de taille comparable parait grande)

Lire la suite "Proportion arbre/maison" »

Robinet de jardin

Tap_4 (Photo LOF - Bien qu’ils aiment vivre en couple, les robinets gardent une distance)
A chaque visite du jardin Teresa dit « je n’aime pas tes robinets, il faut aller en acheter d’autres à Setubal ». Y a-t-il une épaisseur freudienne dans cette haine ?
Elle souhaiterait voir des robinets de bronze brillant à tête d’animaux imaginaires, à manivelles grenouillomorphes, à tête de poulet ? …
Pour le jardinier, un bon robinet est un quart de tour. Ouvert d’un tourne main bref et viril. Le jardinier partage avec le cow-boy le besoin du geste rapide : dégainer-arroser.

Taps_5 « Observons, dit Jean-Henri Favre dans ses Souvenirs robinétologiques, la vie paisible de ces cracheurs d’eau : Bien qu’ils - hélas ou heureusement - ne connaissement pas – les plaisirs ou les peines de - la reproduction sexuée, ils aiment vivre en couple.
En effet souvent monsieur se destine à l’arrosage automatique qui demande du souffle et madame aime remplir l’arrosoir. Ce début de spécialisation facilite la vie du jardinier qui leur voue une affection particulière.
Tap_3
(Photo LOF - Spécialisation chez les robinets)
Les couples de robinets nichent sur des massifs de maçonnerie, toujours du côté doté d’un seuil ou les arrosoirs assoiffés viennent se poser.
Le seuil est un rien pentu de façon à évacuer les débordements vers le jardin.
Tel une sarbacane souple un tube tronqué permet au robinet de remplir l’arrosoir sans souiller le soulier du jardinier qui – c’est un moment important – contemple cette accouplement avec émerveillement.
Le bruit de l’arrosoir qui se rempli est pour lui une phrase musicale aussi inéluctable que le fugué de J-S Bach.
Robinet_1 (Photo LOF - remplir l'arrosoir à l'oreille)
D’autres témoins peuvent assister à la scène : pique-fleur, sécateur ou objets que le jardinier pose sur le plateau du massif que les robinets habitent.
Le grand architecte a tout prévu : dans le jardin, il faut des endroits pour poser, endroits où il faut aussi pouvoir laver, rincer,… et c’est justement en ces lieux fortunés que les couples de robinets s’accrochent et de leur longs appendices veillent à la faicheur du jardin ».
Tap_2 (Photo LOF - le pique-fleur est d'un naturel curieux)
Réflexion faite, il doit y avoir une dimension freudienne chez Teresa.

Menace des mères robinet à leurs petits : « tu seras - si tu goutte - comme le nez - pas de doute - de deux trous percé»

Tap_1 (Photo LOF- Les robinets portugais expriment leur fierté en arborant les couleurs nationales)

Jardin_majorelle (Photo LOF - Jacques Majorelle peint sont jardin de Marrakech de couleurs saturées car il est peu ou pas fleuri / ciel blanc)

Il y a deux raisons de peindre ou vernir le mobilier du jardin – bordures, supports, piquets, treilles, bancs, tables, grille, robinets, lampes etc – d’une part la peinture le protège les objets qui passent leur vie dehors, d’autre part la couleur et la texture des objets qui sont dans le jardin doit être aussi pensée que celle des végétaux.
"Pensée" car le minimalisme qui consiste à ne rien faire ne produit pas un jardin mais un squatt mi-végétal mi-poubelle rapidement inhospitalier dans le sud non arrosé.

Les principes sont les suivants :

- 1 - Pas de noir. Le noir et les gris sont bannis du jardin, le noir ne reste pas noir, le noir est déplacé. C’est le gros problème des tubes d’arrosage et des plastics couvre sol uniquement vendus en noir. Heureusement ils se salissent, mais rien n’est plus incongru que le noir. Il faut éviter les luminaires noirs, jolis chez le marchand, martiens au jardin. SI vous faites un échiquier, comme au jardin du Luxembourg, les cases noires sont vertes.

- 2 - Le vert pour ne pas voir : Le vert bouteille (verde garafa) aussi vert wagon est un vert sombre qui est d’un emploi universel, la plupart des objets de jardin sont vert bouteille : serre, arceaux, liens, grillage etc. Le vert sombre est discret et civilisé, il produit des jardins ou les fleurs s’expriment, notamment les blanches, c’est la couleur par défaut. Le vert est également la couleur qui cache : peindre en vert c’est rendre invisible. Si vous avez un objet impossible à détruire il faut le peindre en vert (gouttière, borne, poteau, cuve…). Il disparaît. A noter que dans le sud ou dans les jardins de plein soleil les verde figo, vert-gris, couleur de la feuille d’olivier ou d’agave peuvent remplacer le vert bouteille. Mais le matériel de jardin en vert-gris n’existe pas.

Jardin_vert (Photo LOF - Le vert n’est pas une couleur au jardin, il fait disparaître, ici le vert met en évidence la géométrie des circulations en cachant les bordures, les piquets etc.)

- 3 - Le blanc pour voir : le blanc s’utilise pour signaler ou affirmer une présence : mur, piquet, escalier, bassin etc. En été on fréquente le jardin tard le soir, le blanc aide à circuler. Le blanc met en valeur le vert des végétaux et les fleurs de la vaste gamme du bleu au rouge, violet, mauve et rose etc. Le soleil aime le blanc à qui il donne une présence.

- 4 - Sorti du noir du vert et du blanc - qui ne sont pas des couleurs à proprement parler pour le jardin - plus il y a de fleurs, moins la couleurs des objets doit être saturées, moins il y a de fleurs, plus on peut oser. Par exemple Jacques Majorel fait une variation autour du bleu méditerranéen traditionnel qu’on voit en Grèce ou en Alentejo pour un jardin de cactus (1800 différents) car le jardin est peu ou pas fleuri : les bleus jouent le rôle des fleurs. De même pour les azulejos bleus dans les jardins Portugais et pour les mosaïques des jardins arables. En revanche plus il y a de fleurs, plus les verts sont différents, plus la teinte des objets devra être discrète, tendre vers des tons de la nature depuis les ocres, les tons bois, sépias et sienne brûlée : ces teintes aiment les végétations vigoureuses et acceptent un maximum de couleur y compris les impossibles jaunes, oranges des annuelles de jardineries.

Jardin_casablanca (Photo LOF à Casablanca - Un rose pastel accepte bien la divertisté de verts et des fleurs)

- 5 - Les allées sont claires pour être visibles. Mais plus elles sont claires, plus elles sont salissantes. Les sables et terres ocres ou jaune clair, sépia donnent un bon plaisir à marcher au jardin.

- 6 - Moins on mélange mieux on se porte : L’art des associations de couleurs demande une maîtrise rare, Gertrude Jekyll ou les jardiniers des Tuilleries restent dans des palettes cohérentes. Il faut donc s’en tenir toujours à des associations de 2 ou 3 couleurs pas plus, et appliquer le principe suivant : une vue /une gamme. Un jardin une gamme. Par exemple : une allée = gamme de roses ou des bleus.

- 7 - Colorer dans un fauteuil ? Objets vert bouteille - fleurs blanches et ou roses/lilas. Le blanc (comme dans les années 30, les « jardins blancs ») offre un vaste choix de fleurs : gypsophile, rose, dahlia, marguerite etc, et produit un vrai jardin d’été ombreux ou il fait bon se reposer.

Jardin_ocre (Photo LOF - Une singularité des jardins de LOF : Le jardin ocre (ci-dessus en cours d'aménagement) est particulièrement bien adapté à la lumière voilé (ci-dessous) au crépuscule et à la lumière du matin, une promenade attirante.) Jardin_ocre_2

Improvisation = déception

Vive_la_france_1 (Photo LOF – Vive la France)
Le pire ennemi du jardin est l’improvisation, et au jardin, la déception peut durer des années.
Peu de gens s’habillent en choisissant les vêtements sur le critère du plus près de la main, on ne lit pas le livre le plus prêt de la porte, il y a dans les plus savants désordre un ordre, bref, ces préceptes évidents sont les plus faciles à oublier pour le jardinier, y compris les professionnels.
Le choix des plantes se fait à partir du sol, du climat, de l’arrosage, de la lumière et de l’effet recherché etc. pour un lieu précis et un usage déterminé.
Les compositions parfaites sont le fruit d’un long travail, notamment de recherche de plantes.
Or je vois bien que les professionnels ne regardent pas le jardin qu’ils ont à planter mais imposent un jardin qui est déjà dans leur pépinière.
Bien entendu c’est difficile de mettre à la poubelle un plante qu’on vous offre.
C’est encore plus difficile de ne pas acheter ses plantes en pépinières super marché sur un coup de cœur et non en fonction d’un besoin.
C’est atrocement difficile pour celui qui fait ses plants de ne pas planter tout ce qui a levé.
Enfin, il est toujours tentant quand on a trouvé une plante qui se plait d’en essayer une autre (j'ai bien dit "une plante").
Les photos de plates-bandes fleuries sont des catalogues.
Les mixed-borders par exemples sont devenus des poubelles-borders.
Dommage que la bible du mixed-border – « Colour shemes for the flower garden » de Gertrude Jekyll ne soit pas traduit.
Cette femme avait une vocation de peintre et un don de coloriste, ses compositions sont d’une redoutable précision dans les couleurs, les contrastes, les valeurs, les proportions, les nuances et le déroulement des floraisons.
C’est pourquoi elle réservait certaines parties du jardin à certaines époques de l’année.
Chez les spécialistes des couleurs on travaille des harmonies, des tendances.
Au jardin suivre la mode est plus délicat, notamment pour les arbres.
Mais en aucun cas le plaisir n’est fortuit.
Capucines_2005_1 (Photo LOF – Les capucines aiment les histoires qui font rougir)

Rose_gagnaire_1 (Photo LOF – Roses Pierre Gagnaire - obtention Delbard)
Les premiers beaux jours (une grande semaine mi mars) sont l’occasion de sortir au jardin.
Il est important lors de la conception du jardin, de la plantation d’arbres ou de haies de ne pas gâcher le plaisir de ces brèves journées par des ombres portées toujours importantes avec le soleil bas d’hivers.
Les jardiniers avisés profiteront de cette période pour piqueter les ombres de 11 heures à 15 heures de façon à les réduire le plus possible.
Il faut faire de la place au premier soleil.
A la suite de cette note l’excellent texte de René Pechère sur cette question des ombres portées.
Pour les jardins en dessous du 38ème parallèle les premiers beaux jours correspondent au premiers jours chauds, c’est à dire à la mise en place des premières tomates.

Lire la suite "Premiers beaux jours - ombres portées" »

Theatre_antique_vitruve_1 (Photo LOF - Claude Perrault d'après Vitruve : proportions d'un théatre romain)
Un théâtre extérieur c’est une invitation à chanter.
Il faut visiter le théâtre d'Epidaure quand il n’y a personne, en automne, y déclamer une pythique de Pindare, je me souviens de trois italiennes qui y chantaient de fascinantes polyphonies sardes.
C’est pourquoi votre désir d’avoir un théâtre dans le jardin est tout à fait naturel.
En l’absence de documentation sur ce sujet voici quelques conseils de LOF sur les théâtres de jardin...
1 – Choisir un endroit ou les gradins sont orientés de telle sorte que les spectateurs ne soient pas face au soleil à partir de 18 heures et protégé des vents dominants (surtout si vous éclairez à la bougie).
2 – Choisir entre une scène surélevée – type théâtre de Verdure du jardin Shakespeare du Pré Catelan, ou la forme antique avec scène plus bas que les spectateurs.
La premier modèle plus théâtral se prête au décors et aux mouvements d’acteurs la forme antique est plus sonore, ce qui la fera préférer dans un jardin de campagne.
Theatre_retz (Photo MIT Press - Théatre du désert de Retz, bien abrité de type surélevé "Le désert de Retz de Diana Ketcham")
Voici les proportions d’un théâtre antique :
2.1 – Scène en cercle de 240° coupé par un mur de fonds avec deux entrées de chaque côté : c’est assez facile à piqueter, il faut tracer le mur de fond, puis piquer un piquet centre du cercle de façon à faire deux angles de 25° de chaque côté d’une parallèle au mur de fonds.
2.2 - Installer les gradins sur 190°, la pente sur lesquels ont fait les gradins fait 30° (forcer l’angle si le théâtre est petit) les gradins font 44 de hauteur d’assise, c’est-à-dire 2cm de plus que la hauteur normalisée, ça aide à rester longtemps assis.
Mais faites 42cm si vous prévoyez des coussins.
Ne surtout pas oublier la pente pour que l’eau ne stagne pas sur les gradins. On peut prévoir un petit gradin pour enfants en bas, de 30cm par exemple.
2.3 – Les angles ci-dessus ne sont pas exactes car comme le dit Vitruve « il ne faut pas croire que les mêmes proportions puissent servir à toutes les sortes de théatre, et l’architecte doit avoir égard à la nature et à la grandeur du lieu pour prendre les mesures convenables, car il y a beaucoup de choses que l’usage auquel elles sont destinées oblige de faire d’une même grandeur dans les petits théâtre comme dans les grands (traduction de Claude Perrault) » (escaliers, portes, siéges, circulations).
2.4 - Les escaliers d’accès latéraux peuvent occuper l’angle de 25°, dans ce cas prévoir un petit escalier central qui coupe les gradins en deux, sinon faire deux escaliers à 60°. Prévoir un accès par le haut et par le bas.
3 - La scène doit permettre un chœur de 8 à 10 personnes : 6 m. de diamètre est confortable si vous avez la place. Termessos001
Le mur de scène n’a pas de besoin d’être haut, 1.20 suffit, il faut voir le paysage (les théâtres grecs avaient souvent des vues magnifiques en fonds de scène – il faut visiter Termessos, près d’Antalya, un théâtre à vous couper le souffle), les anciens faisaient une porte majestueuse au centre du mur de scène, c’est une bonne idée.
Il faut qu’on puisse s’occuper l’œil quand le spectacle a des temps morts.
Sanspareil_thatre (Théatre de Sanspareil décors de ruine, à Zwerntiz - à visiter en été - Felsengarten Sanspareil von Wilhemmine von Bayreuth)
4 – L’électricité est souhaitable si vous comptez sonoriser et faire des nocturnes.
Tous ceux qui ont un théâtre dans leur jardin y passe de bon moments, pourquoi pas vous ?
Thatre_de_jardin_lof (Photo LOF - Piquetage d'un petit théâtre de jardin)


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Mercredi 17 octobre 2007

 

Bordée

Bordée par la Méditerranée au nord et le Présaharien au Sud, limitée par le Rif Central et la vallée de la Moulouya à l'Ouest par la frontière avec l'Algérie à l'Est, la région de l'Oriental prend la forme d'un énorme polygone allongé su plus de 400 km dans la direction méridienne et s'étendant sur 82.820 km² dans la direction du territoire national et équivaut à la superficie de pays comme l'Autriche ou la Corée du Sud.
Elle compte près de 1,8 millions d'habitants dont 55% sont urbains, taux relativement élevé par rapport à celui national (51,4%), avec une densité de 21,36 habitants au km², très en deçà de la moyenne nationale (36,7 hab/km). L'Oriental regroupe sur le plan administratif La Wilaya d'Oujda avec une préfecture 'Oujda-Angad) et les provinces de Berkane, Taourirt, Jerada, et les provinces de Figuig et nador ; 1 Communauté Urbaine, 25 Municipalités ( Beni Drar, Naïma, Oued Ennachef, Sidi Driss El Qadi, Sidi Ziane, Sidi Yahya, Ahfir, Aïn Erragada, Aklim, Berkane, Sidi Slimane Eccherâa , Debdou, El Aïoun, Taourirt, Aïn beni Mathar, Jerada, Toussit, Bouarfa, Figuig, Al Aroui, Beni Ansar, Nador, Zaïo et Zeghanghane), 4 Centre Délimités ( Tafoughalt, Guenfouda, Sidi Boubker, et Selouane ) et 91 Commune Rurales.
Sur le plan bioclimatique, la région de l'Oriental se caractérise par les ambiances semi-aride au Nord, semi-humide dans les moyennes montagnés et aride dans les couloirs et hauts plateaux, et présahariennes au niveau des secteurs méridionaux.
Les précipitations sont très faibles et irrégulières et varient entre 100 mm et 600 mm.
Les températures varient d'une station et l'autre et au cours des mois de l'année (7° C. à 29° C).


le tourisme culturel

Oujda est située dans le Nord-Est du pays, à quelques kilomètres seulement de la frontière Algéro-Marocaine. Sa fondation remonte à l'an 384 de l'hégire (994). Le fondateur en a été Ziri Ben Attia de la tribu des Zénètes Maghraoua, et son fief s'étendait de l'Ouest Algérien jusqu'à Fès.
Dix siècles ont tour à tour construit et détruit ses remparts dont une bonne partie reste bien conservée en dépit des traîtrises du temps.
Elle connaît ensuite un développement rapide au XXème Siècle, en raison de la position privilégiée qu'elle occupe à un n'ud ferroviaire et routier. La ville s'organise autour d'un centre administratif et commercial de style Européen et comprend des quartiers d'aspects variés.
La ville d'Oujda renferme assez de curiosités et monuments historiques :

Bab Sidi Abdelouahab.

Percée dans les remparts, cette porte est construite au XIIIème Siècle, c'était un lieu de rencontre de plusieurs spectacles.

La Grande Mosquée.
Construite sous le règne de Ennaser en l'an (604-1208) et fût réaménagée et dotée d'un minaret sous le règne d'Abou Youssef.

Musée Lalla Meryem.
Lieu très ombragé, et fréquenté par la population locale en quête de calme et de détente. Il renferme de nombreuses curiosités. Le siège et les bureaux du Syndicat d'Initiative et de Tourisme s'y trouvent.

Parc Lalla Aïcha.
Créé en 1935, c'est l'espace vert le plus important de la ville d'une superficie de 20 Ha.

Dar Essebti
Constitue un édifice impressionnant d'un intérêt architectural et touristique indéniable.

Place Sidi Ziane.
-L'école Sidi Ziane construite en 1907,
-La ruelle Al Kasbah,
-Les locaux du tribunal administratif.

L'anciènne Médina.

Construite en l'an 994 par Ziri Ben Attia conserve son cachet strictement traditionnel. Il y a lieu de citer :
-La kasbah,
-Les trois fontaines,
-Hammam El Bali avec son style Andalous
-Les ruines Mérinides des Beni-Ouattas,
-La Medersa qui témoigne de l'intérêt porté au culturel.


Bab Al Gharbi.

Principale porte du côté Ouest, elle se dresse timidement et rappelle le style architectural imprégné sur toutes les portes construites par les dynasties qui se sont succédées. Elle permettait la liaison d'Oujda avec le Maroc intérieur.

Sidi Mâafa.
Site important au pied de Jbel Hamra. Avec sa couverture forestière et sa position d'altitude, un cadre naturel agréable et un panorama sur la ville d'Oujda.

Sidi yahya.

Point de rencontre de diverses civilisations, cette oasis abrite également les mausolées de plusieurs Saints dont le plus vénéré est celui de Sidi Yahya Benyounès. Pour certains chrétiens, il s'agit de Saint John, fils de Jonas contemporain de Jésus. Pour les Juifs c'est un Rebbi Castillan installé à Oujda en 1391.
Les croyances populaires en attribuent une " Baraka " provenant d'une longue vie de quatre vingt ans passées dans l'adoration de Dieu.

Kasbah.
Kasbah de Taourirt édifiée sous le règne du Sultan Abou Yâacoub Youssef, Le mérinide en 1295.
Kasbah d'Oujda édifiée sous le règne du Sultan Abou Yâacoub Youssef, Le mérinide en 1298 et restaurée par Moulay Ismaïl en 1680.
Kasbah El Aïoun édifiée sous le Sultan Hassan1er au XIXème Siècle.
Kasbah de Saïdia édifiée sous le Sultan Hassan 1er en 1883.
Kasbah Selouane édifiée sous le Sultan Mouly Ismaïl au XVIIème Siècle.


Le tourisme de montagne

Entre la ville d'Oujda et la côte Méditerranéenne, les monts Beni-Snassen font découvrir une multitude de grottes, de cascades, de vallées et de gorges.
Taforalt.

Située au Sud de Berkane, au Nord-Ouest d'Oujda, à environ 60km, Taforalt offre un cadre de détente, de promenade et d'escalades.

Zegzel.
9km de Taforalt, la vallée de Zegzel est un espace grandiose boisé avec des sentiers vivaces parcourus quotidiennement par des montagnards, sous un climat le plus souvent agréable car serein et vivifiant.

La grotte du chameau.
Site historique et archéologique unique en son genre. Elle est située à 13km au Sud de Berkane et à 64km au Nord-Ouest d'Oujda. Véritable oasis de verdure et de fraîcheur.

La grotte des pigeons.

Un refuge pour nos ancêtres depuis des Millénaires comme en témoignent les précieux héritages mis en lumière par les fouilles archéologiques qui ont abouti à l'identité de "l'homme de Taforalt".

Debdou.

A 52km au Sud de Taourirt, Debdou est située à l'extrémité Sud-Ouest de La Wilaya, dans une vallée au c'ur d'un massif à allure montagneuse et pourvu d'une très belle forêt exubérante. Plateaux de la Gâada; la casbah et les vestiges de la principauté Mérinide, l'ancienne médina de Debdou avec son mellah autrefois très peuplé par les Juifs.

Taourirt.
Potentialités touristiques diversifiées, à savoir les forêts et montagnes, ainsi que les casbahs, des forêts variées constituées essentiellement de pin, de chêne et d'alfa d'où l'on peut chasser différentes sortes de gibier.

Ain Sfa.
Vallée verdoyante au c'ur de la chaîne des Beni-Snassen, la célèbre grotte " El Kaf " s'enfonce horizontalement dans la montagne. C'est un cours d'eau au débit important.

Sources thermales.
Elles constituent à elles seules un motif de visite indiscutable. La source de Benkachour : située à l'intérieur même de La ville d'Oujda. La température de l'eau est de 50° C., elle est réputée pour la guérison des maladies dermiques et rhumatismales.

La source de Sidi Chafi
à Taourirt, sise au site de Sidi Chafi, à 25 km à l'Ouest du centre de Taourirt connu chez les patients souffrant des maladies de la peau et des rhumatismes.

La source de Fezouane
située à proximité de la route reliant Ahfir à Berkane. Traitement des maladies des reins et du foie.
De son côté, La Province de Nador dispose de plusieurs sources thermales qui connaissent un flux considérable : Aïn Chifa, Hamma El Bali et Aïn Messaouda.

Machrâa Hammadi et Mohamed V
Deux lacs artificiels sur Le Moulouya. Ce sont de véritables pôles d'attraction pour les amateurs de villégiatures, de la pêche et de sport nautique.


Le désert

Située à l'Est du Royaume, La Province de Figuig s'étend sur une superficie de 56.000km. Elle recèle d'importants sites et attraits touristiques de par sa situation de carrefour reliant l'Est à l'Ouest et le Sud au Nord, par son climat continental sem-désertique, ainsi que par l'existence de monuments historiques très anciens et de paysages variés. Les sites touristiques de cette région comprennent : les oasis, les monuments historiques, les montagnes, les dunes de sable, certaines activités telles : la chasse, l'artisanat, les moussems. Les plus importantes oasis sont celle de : Bouanane, Aïn Chaer, Ich et celle de Figuig. Elle offre le repos et la détente aux visiteurs. La palmeraie de Figuig est un panorama touristique sans égal, irriguée par l'eau des sources et des puits. Elle comprend plus de 100.000 palmiers dattiers et des centaines d'autres arbres fruitiers.
Les palmeraies de Bouanane
de Aïn Chaer, d'Ich jouent un rôle touristique non négligeable pour la verdure, l'eau et la sécurité qu'elles offrent aux voyageurs.

Les eaux thermales de Richae
appréciées pour leur valeur minérale guérissent certaines maladies de la peau.

Un autre attrait touristique
est celui de la médecine traditionnelle telle que l'usage des bains de sable pour guérir le rhumatisme.

La Province détient d'importants monuments touristiques
très anciens tels que les minarets, les tours, les mausolées et les clôtures servant d'enceinte aux sept Ksours.

Les montages et les dunes de sables
Les hauts plateaux disposent de la nappe alfatière, alors que les plaines sont balayées par le vent apportant du sable sous forme de dunes toujours en déplacement.

La chasse
un gibier très varié dans certaines localités telles que Mâatarka et Tamlalt.

L'artisanat
disponibilité de la matière première telles : la laine, l'alfa, le cuir, l'argile'.

Les moussems

le moussem de Mouley Ali Ben Amar à Talsint et celui de Sidi M'hamed Ben Khattou à Tendrara à la fin du mois de Septembre et au début du mois d'Octobre.


Le tourisme balnéaire

La frange littorale est favorisée par les conditions naturelles pour servir de cadre Touristique. Sur les 200 km de côtes, s'étendant de l'embouchure du Neckor à l'Ouest jusqu'à celle du Kiss à l'Est. On distingue plusieurs sites de plages au sable fin, d'étendue variable, de l'embouchure du Kert à la pointe Negri : 8 km , plage de Kariat Arekmane : 8 km, plongée par le cordon lagunaire de Sebkha Bou Areg.
Saïdia
60km au Nord d'Oujda.

La plage de saîdia à une longueur de 14km de l'embouchure de la Moulouya jusqu'à celle du Kiss, frontière naturelle avec l'Algérie. Une profondeur moyenne estimée à 33 mètre, et bordée immédiatement par une forêt d'eucalyptus. Les températures varient entre 15° et 30° C. l'été. La pluviométrie est faible. En été le temps est beau, chaud et sec. La mer est calme et favorable à la natation.

Ras El Ma
Près de 9 km de sable gris fin, se développent depuis la pointe de Ras El Ma jusqu'à l'embouchure de la Moulouya. Il s'agit d'une plage bien abritée, du moins dans sa partie Ouest, et adossée à une ancienne falaise d'une quarantaine de mètre de hauteur. Entre la falaise et la mer, de petites dunes ont fait l'objet d'un boisement en eucalyptus qui donnent à la plage un aspect très avenant.

Kariat Arekmane
Longueur totale : 8.000 mètre. Il s'agit du prolongement Est du cordon littoral jusqu'aux falaises d'argile de Jorf Erroum. La plage se rétrécit à l'Est du village de Kariat Arekmane.

Miami Plage :
C'est la plage de Nador proprement dite, elle se développe sur le cordon lagunaire jusqu'au chenal de la sebkha Bou Areg sur une longueur de 2500 mètres.

Codon Lagunaire :
Plage de 10.000 m jusqu'au rétrécissement du cordon lagunaire.

Pointe Negri :
A l'Est de l'embouchure de l'Oued Ighzer, succession de 3 criques. La dernière étant la plus importante (200m de plage). La profondeur des plages est moyenne. Leur longueur totale est de 350 m.

Oued Kert.
Une plage de 8 km prend naissance un peu à l'Ouest de l'embouchure de l'oued kert, et se développe essentiellement à l'Est de cette embouchure jusqu'aux abords de la pointe Negri. Elle présente une assez grande profondeur .


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Mercredi 17 octobre 2007
 

 

Salimos de madrugada para llegar con tiempo suficiente a  nuestro destino. Sin demasiadas incidencias y tras doce horas de viaje en el robusto pero lento Lada Niva llegamos a Almería. Poco antes de las  once de la noche embarcamos, y sin dar apenas tiempo a que el barco zarpara ya estamos roncando en nuestras literas.

Con la puntualidad habitual, el barco de Transmediterránea atraca en Melilla a las 8 de la mañana. Dejamos atrás las   instalaciones del puerto y avanzamos por la avenida entre el escaso tráfico de esa hora de la mañana.Sidi cerca de Debdou
Hacemos una parada ante una tienda de comestibles de una calle lateral para comprar algunas botellas de whisky. Seguimos luego hasta una gasolinera BP en la que llenamos gasolina aprovechando el ventajoso precio de esta ciudad franca. De allí hasta la frontera, donde nos sorprende no encontrar el caos habitual de personas y vehículos. Apenas un par de buscavidas ofreciendo las papeletas de entrada al país. Mientras Marcel se queda junto al coche, me acerco a la  ventanilla oficial ante la que sorprendentemente tan solo espera una persona. Me entregan sin demora un par de papeletas que Marcel rellena mientras me dirijo a la oficina de aduanas para gestionar la entrada del coche. Entrego las papeletas ya rellenas y los pasaportes en la ventanilla, y en apenas cinco minutos, tras un par de preguntas sobre nuestro destino y alojamiento, me devuelven los pasaportes con el sello de entrada. Casi en seguida se aproxima un aduanero que revisa someramente el coche y me devuelve la documentación. Tenemos paso libre.

Cruzamos pues el paso fronterizo de Beni-Enzar y seguimos la carretera hasta Nador. Dejamos atrás la ciudad, y a unos pocos kilómetros tomamos el desvío de la carretera S605 en dirección sur. Andamos ligeros por esta carretera de asfalto impecable y ancho suficiente para el escaso tráfico que encontramos.
Nos detenemos tras una loma para dar buena cuenta del primer almuerzo africano, ocultándonos a los ojos de los eventuales transeúntes hambrientos por el ayuno del Ramadán.
Marcel toma ahora el volante. Seguimos hacia el sur hasta llegar a la carretera de Fes a Oujda. Tomamos dirección E hasta Taourirt. En el centro de la ciudad nos desviamos al S en dirección a Debdou. La carretera es ahora estrecha pero con el firme en buen estado. Las paredes del valle se cierran alrededor del pequeño pueblo construido en la base de la montaña que soporta la extensa meseta a la que nos dirigimos. Este es el último pueblo y   esperábamos encontrar gasolina para rellenar el depósito y los 40 litros de reserva de los bidones.Plateau de Rekkam

No hay suerte con la gasolina. Los dos establecimientos que habitualmente disponen de ella han acabado sus existencias. Tan solo conseguimos 10 litros en uno de ellos. No tiene el color ni el olor de la gasolina, pero la echamos en el depósito y el coche sigue funcionando
No hay duda sobre lo que hay que hacer. Retroceder 60 kilómetros hasta una de las gasolineras de Taourirt. Ya con el depósito y las reservas completas, nos detenemos en un puesto callejero a comprar pan y algunos dulces de ramadán cubiertos de miel. Huelen y saben bien, pero saturan el paladar.
Camino otra vez de Debdou nos detenemos junto a una construcción que parece ser la tumba de un Sidi, emplazada en el centro de un viejo cementerio que se distingue tan solo por algunas piedras emplazadas de modo singular.

A la entrada del pequeño pueblo nos desviamos a la izquierda por la carretera que asciende sinuosa entre el bosque de pinos que cubre la ladera. Desde la cima se aprecia una hermosa perspectiva de Debdou y el valle. Frente a nosotros se extiende la antesala del Plateau de Rekkam, una extensa meseta de una altitud media de 1200 metros sobre el nivel del mar, la cual se dibuja en el mapa como un enorme vacío sin otras reseñas que un par de pistas indefinidas que la cruzan de norte a sur y de este a oeste y apenas media docena de pozos de agua.

Llevamos comida, agua y gasolina que esperamos suficientes, algunas piezas de recambio y herramientas, brújula y mapa, unas notas con las precisas indicaciones de Javier, un buen conocedor de estos lares, y mucho sentido común, por tanto no debemos temer al camino.

Quedan apenas un par de horas de luz natural así que sin demora enfilamos el camino asfaltado a través del pedregal. A ambos lados esporádicas construcciones de adobe y piedra y algunos rebaños de cabras y ovejas con sus cuidadores constituyen el único accidente en el paisaje.

Poco después el asfalto desaparece aunque el camino aparece bien marcado. Continuamos por ella en dirección SE hasta encontrar la pista  de Outat-Oulad-El-Haj a Ain-Benimathar que seguimos en dirección E unos cientos de metros, observando la infinidad de otras pequeñas pistas que salen de la principal en dirección S. Tomamos una de ellas al azar y empezamos la verdadera travesía de Rekkam.

Plateau de RekkamLa pista que seguimos, apenas marcada en el pedregal, se desdibuja pronto para aparecer unos metros más allá. Conforme avanzamos, infinitud de otros caminos se dividen y entrecruzan tejiendo una malla imposible de seguir. Manteniendo el sol a nuestra derecha estamos seguros de seguir la dirección correcta, tomando una u otra pista guiados por el azar y disfrutando con el encuentro del paisaje imaginado tiempo atrás.

Las esporádicas construcciones han dejado paso a las enormes haimas que albergan a los nómadas que pastorean sus rebaños en estas tierras. El terreno forma una planicie de apariencia infinita, rota tan solo por pequeñas colinas.

Nos detenemos en ocasiones junto a alguna haima en la que trasiegan  sus moradores con la excusa de peguntar si la dirección que llevamos es correcta, pero con la intención de entablar diálogo y hacer más ameno el viaje.

El enorme disco rojizo del sol roza ya la llanura y provoca que hasta el más pequeño guijarro prolongue su sombra. Encontramos un oued de cauce seco en el que ha quedado retenida un poco de agua y junto al que crecen algunos arbustos. Parece un buen lugar para acampar. Los arbustos disminuirán la fuerza del viento, y tal vez el agua atraiga a algunos animales que nos acompañen durante la noche.

El sol, medio oculto ya en el horizonte, extiende sus últimos rayos sobre las fragmentadas nubes que cubren una parte del cielo, tiñéndolas de infinitos tonos cálidos.

África nos da así la bienvenida.

Bajo la discreta luz de la luna creciente salpicada por una miríada de estrellas palpitantes  montamos la tienda y preparamos la cena que se adereza con una botella de rioja y remata con un café. Más tarde esperamos junto al charco la llegada de algún animal, pero finalmente nos vence el cansancio y nos vamos a dormir. El viento sopla con fuerza emitiendo infinitos sonidos al rozar con los arbustos. 

Plateau de RekkamLa dureza del suelo nos despierta con las primeras luces del día previas al amanecer. El sol asoma lentamente al final de la meseta y es ahora cuando realmente nos invade el alma peregrina. Con la mente totalmente inmersa en el presente, en el hoy, habiendo olvidado el ayer y el mañana, me viene al recuerdo una frase de Hemingway en la que decía que nunca conoció en África una mañana en que no fuera feliz. Así me siento yo.

Desayunamos y recogemos el campamento, azotado aún por el viento que decrece paso a paso. A lo lejos, con el sol de cara, atisbamos una sombra que se mueve. Con los prismáticos percibimos en la sombra a un hombre que parece dirigirse hacia donde nos encontramos. Su andar pausado, pero decidido, le conduce hasta nosotros en poco más de diez minutos. Tan solo ha venido a saludarnos desde una haima próxima.

Se nos hace difícil comunicarnos con estas gentes. Pocos son los que conocen algo de francés y tampoco nuestro precario vocabulario árabe sirve de mucha ayuda. Hablan amazigh una lengua que han mantenido viva desde mucho antes de que fueran invadidos por los árabes.

Nos despedimos de nuestro visitante, y reemprendemos la ruta en dirección sur, serpenteando en el laberinto de pistas que cruzan la inmensa llanura o abriendo otras nuevas  cuando el terreno lo permite.

En las laderas de las pequeñas lomas, a refugio del viento del oeste seguimos avistando las enormes haimas construidas con telas de lana de oveja o cabra, rematadas con plásticos de vivos colores, que si bien rompen su estética, sin duda mejoran la confortabilidad. Junto a ellas se levantan a manudo pequeñas réplicas para albergar a los perros,  y también cercados de malla metálica para las gallinas. Tampoco suelen faltar abrevaderos para las ovejas.

En esta aparente monotonía discurre el camino, siempre similar, pero siempre cambiante a través de un paisaje árido de increíble belleza por si mismo, por su dureza, por su falta de ornamentos.

Nos detenemos a almorzar junto a un pozo que somos incapaces de situar en el mapa. Del pozo, estrecho y profundo, sale una nube de pequeños pájaros cuando iluminamos el fondo con la linterna.

Suponemos estar ya cerca de Matarka, pequeño núcleo urbano que constituye el eje comercial de la meseta, punto de confluencia de los nómadas de la región para sus transacciones comerciales o para adquirir los productos de consumo imprescindibles.Rekkam. Indicador de Matarka

A lo lejos, un solitario caminante nos hace señas y varia su camino para hacerlo coincidente con el nuestro. Nos aproximamos a el, y nos solicita plaza en el vehículo hasta Matarka. Le hacemos hueco en la parte trasera y continuamos ruta. No hay diálogo posible, usamos lenguas desconocidas para ambos. Al final de donde alcanza la vista se distingue una solitaria estructura metálica, sin duda una antena de comunicaciones. Nuestro acompañante nos hacer ver que ahí está la anhelada Matarka. Nos dirigimos directamente hacia la loma que la sustenta, y al superarla se nos ofrece el pequeño pueblo a la vista.  Apenas algunas casas levantadas en adobe ocre,  separadas en dos núcleos por un pequeño río. Alhed, nuestro pasajero, nos encamina hacia la parte situada más al sur, donde nos indica que se halla el mercado.

Los hombres, en grupos de cuatro o cinco descansan indolentes a la sombra de los muros de las edificaciones. Las paradas del mercado aparecen cerradas en su mayoría, como posible consecuencia del ramadán. Damos una vuelta por el par de callejas que configuran el lugar ante la indiferencia de los presentes. Un amplio recinto, vacío, pero con abundantes cornamentas de cabra sembrando el suelo parece ser el punto donde se comercia con estos animales


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